Réforme territoriale et statutaire : danger à l’horizon

Ce dimanche 24 janvier s’est tenu un nouveau Conseil d’Administration avec notamment à l’ordre du jour, la présentation des propositions du projet de réforme statutaire dans le cadre des nouvelles grandes régions. Ce projet de réforme sera présenté en assemblée générale extraordinaire le 27 février prochain et soumis au vote de ses membres.

Nous avons étudié avec beaucoup d’attention les propositions formulées, propositions que nous ne pouvons cautionner en l’état car elles constituent un risque majeur pour l’avenir de notre fédération. En voici les éléments les plus marquants :

 

LE VOTE DES CLUBS EST SUPPRIMÉ

Le projet enlève le droit de vote aux clubs pour revenir à un système où seuls les délégués des ligues sont habilités à voter. L’opinion et la diversité des voix des clubs ne comptent donc plus, alors même qu’ils sont de plus en plus en souffrance et de plus en plus négligés par la FFVB ! Où va t-on ?

UN CONSEIL D’ADMINISTRATION À 29 MEMBRES

Le CA passerait de 13 à 29 membres, tout en conservant le Conseil de Surveillance. La multiplication des instances dirigeantes (CA, CS, Commissions) avec des missions peu ou pas définies entretiendrait une confusion générale ainsi qu’une probable augmentation des charges de fonctionnement. De plus, le conseil d’administration (« directoire ») devient pléthorique par rapport au Conseil de surveillance !

LA LISTE ÉLUE N’OBTIENT PAS LA MAJORITÉ DE SIÈGES AU CONSEIL D’ADMINISTRATION

Au sein d’un CA élargi à 29 membres, l’équipe élue au scrutin majoritaire sur la base d’un projet politique précis n’obtient que 10 sièges, ne disposant par conséquent d’aucune majorité pour mettre en place son projet. Elle se retrouve de fait dans une situation de blocage et doit chercher en permanence à faire des alliances de circonstance pour pouvoir faire passer ses idées. Il s’agit là d’un non-sens en matière de management et de gouvernance d’une organisation, et d’un déni de démocratie. Au lieu de s’occuper du développement du volley, les dirigeants fédéraux ne feraient que de la politique de bas-étage.

Le reste des sièges serait réparti de la façon suivante :

5 sièges pour la/les liste(s) d’opposition

1 siège (de droit) pour le président de la Ligue nationale de volley-ball

12 sièges pour les représentants des ligues régionales (désignés/élus par chacune des ligues métropolitaines, ce qui en fait des membres de droit n’ayant aucune légitimité nationale)

1 représentant des ligues ultra-marines (élu par l’assemblée générale fédérale).

UN POUVOIR QUASI-EXCLUSIVEMENT ENTRE LES MAINS DES LIGUES, CONTRAIRE À NOS STATUTS

Le projet de réforme prévoit 12 sièges pour les ligues régionales au Conseil d’Administration. Or, de part les statuts de la fédération, les ligues sont placées sous l’autorité de la FFVB. Il est donc de fait impossible pour elles de siéger en tant que telles au conseil d’administration. Dans un pareil cas de figure, cela reviendrait à leur faire exercer une autorité sur elles-mêmes et ne pressentirait pas des prises de décisions objectives.

Illustration du mode de gouvernance proposé poussé à son extrême: les ligues votent au scrutin majoritaire pour élire une liste de présidents de ligues qui siègera au conseil d’administration aux côtés de leurs propres représentants régionaux. Au total, les ligues se retrouvent donc avec un minimum de 23 sièges sur 29 au CA. Où est la représentativité des clubs, des licenciés et des comités départementaux dans un tel système ?

LES CHAMPS DE RESPONSABILITÉ DES LIGUES ET COMITÉS DÉPARTEMENTAUX NE SONT PAS DÉFINIS

La réforme territoriale est une opportunité pour repenser en profondeur le système de fonctionnement et de développement de notre sport, en particulier en re-définissant les rôles et missions de chaque entité fédérale et les ressources nécessaires à leur fonctionnement et performance. Rien de tout cela n’apparaît dans le projet présenté, laissant pré-supposer que notre discipline, au-delà des aspects politiques et de gestion, va continuer à doucement décliner dans sa pratique.

Nous allons nous battre pour faire obstacle à ces propositions visant à offrir une carte blanche illimitée à quelques dirigeants régionaux qui par une telle manoeuvre, ne cherchent qu’à s’accaparer le pouvoir, quels que soient les résultats des élections.

 

Le temps presse et l’enjeu est majeur ! Nous comptons sur vous tous pour diffuser ce message et empêcher que cette réforme soit votée le 27 février prochain. De notre côté, nous publierons dans les prochains jours nos propositions et nous les défendrons lors du prochain conseil d’administration qui se tiendra le 6 février.


Lire les comptes-rendus des conseils d’administration

Publicités

Une réflexion au sujet de « Réforme territoriale et statutaire : danger à l’horizon »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s