« Nous sommes capables d’organiser des compétitions comme le TQO »

Laurent Torrecillas, Denis Chandon et Véronique Corteggiani, les trois représentants du Nouvel Élan au conseil d’administration de la Fédération française de volley-ball, étaient présents à Berlin lors du tournoi de qualification olympique où la France a atteint la finale. Retour collectif sur leur expérience et ce que nous pouvons en retenir pour l’avenir.

Pouvez-vous décrire l’ambiance qui régnait à Berlin ?

Dès les premiers jours nous avons été étonnés de voir l’engouement autour de cet événement. À chaque match, même sans l’Allemagne, il y a toujours eu au moins 3000 personnes. Même si la Max-Schmeling-Halle avec plus de 10000 places, pouvait paraître peu remplie. La Pologne s’est appuyée tout le long du tournoi sur des supporters nombreux (entre 5 et 6000 à chaque rencontre) bruyants et enthousiastes. Ils chantaient l’hymne national a capella, comptaient « 1-2-3 » sur presque tous les phases où les Polonais avaient la balle… Une fabuleuse ambiance respectueuse et bon enfant avec des speakers locaux et des moyens vidéos très professionnels dans la droite ligne du basket NBA.

Y avait-il beaucoup de supporters français ?

Une petite troupe d’une cinquantaine de personnes a suivi tout le tournoi. Durant le weekend nous étions environ 400, regroupés en majorité dans une des deux tribunes située dans l’alignement du terrain. Nous ne fûmes pas en reste côté bruit, déguisements, enthousiasme, allant même nous aussi jusqu’à chanter la Marseillaise a capella lors de la finale. Les gens venaient de tous horizons : officiels FFVB et LNV, parents, amis, anciens internationaux et simples supporters. Tous réunis dans une communion sans faille avec le Team Yavbou.

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Comment jugez-vous le niveau de la compétition ?

Probablement la compétition la plus dense et relevée depuis ces vingt dernières années avec la Russie championne olympique, la Pologne championne du monde, la France championne d’Europe, l’Allemagne, 3e des Championnats du Monde, la Serbie finaliste de la Ligue Mondiale. Plus deux durs à cuire Européens : la Belgique et la Finlande. Imaginez que la Pologne fut à deux doigts de ne pas se qualifier pour le TQO du Japon ! Elle gagne finalement 16-14 au tie break pour la 3e place et l’Allemagne, qui organisait, reste à quai !

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Et sur le plan de l’organisation ?

L’organisation fut très professionnelle, dans la droite ligne du Final Four de la Champion’s League organisé par le club de Berlin en 2015. Très empreinte de show à l’américaine type basket également, avec notamment les pom pom girls du club de basket d’Alba Berlin.

Y a-t-il des idées à retenir pour de futurs tournois ?

Il y a bien sûr énormément d’idées à retenir de cette compétition en termes d’organisation, mais il faut reconnaitre qu’au contraire de l’Allemagne ou de la Pologne par exemple, nous avons peu d’enceintes de cette taille en France. Malgré tout, nous pensons que nous sommes capables d’organiser des événements de ce type car la France l’a déjà fait dans d’autres sports collectifs. Il vaut mieux avoir des salles un peu moins grandes et pleines plutôt que de grandes coquilles vides.

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Avez-vous, en tant que représentants de la FFVB, rencontré les joueurs, le staff ?

En tant que membres du Conseil d’administration, nous n’avons pas cherché à interférer ni à nous imposer auprès du staff ou des joueurs. Durant la compétition, cela s’est résumé à quelques échanges d’avant match avec des membres du staff, puis après match lors du salut collégial de l’équipe aux supporters. Nous les avons plus grandement salués, félicités et rencontrés après la compétition : rencontre organisée par le président de la FFVB Éric Tanguy, en compagnie du président du CNOSF Denis Masseglia. Puis, tout au long de la soirée, en passant d’un groupe à l’autre, échangeant, débattant, sans oublier de saluer toute l’assemblée à notre départ.

En quoi est-ce utile de venir représenter la FFVB ?

La FFVB a un grand besoin de se faire connaître et reconnaître, trop longtemps absente, ou si faiblement représentée, des instances européennes et internationales. C’est en étant présents, en rencontrant, échangeant, et débattant, que nous ferons notre place, et attirerons le regard sur nous. Notre équipe et son staff bénéficient déjà, grâce à leurs résultats exceptionnels concrétisés et bâtis dans le temps, d’une légitimité et d’une aura dans le monde du volleyball que notre fédération se doit également de parvenir à obtenir. Cela nous permettrait de nous faire entendre, de faire entrer nos représentants au sein de ces instances décisionnelles. Il s’agit d’être acteur de la politique internationale, et non pas simple spectateur subissant. Nous pensons aussi que le DTN y a sa place, non seulement auprès de ses propres équipes nationales, mais également, auprès des équipes techniques internationales.

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