« Accueillir l’équipe de France, c’est faire partie du paysage du volley français »

Logo SNVBA sans fond 1516Il y a deux mois, le club de Saint-Nazaire accueillait l’équipe de France dans le cadre de la préparation à l’Euro. Gilles Gosselin, manager général et entraîneur de l’équipe première du SNVBA, raconte cette expérience et la suite que le club de Loire-Atlantique pourrait y donner.

Comment avez-vous obtenu l’organisation de ce stage doublé d’un match de gala en septembre dernier ?

Le club de Saint-Nazaire avait déjà accueilli l’équipe de France en août 2013, pour un stage et un match face au Canada. J’ai revu Laurent Tillie en mars dernier, il cherchait un lieu de préparation hors Montpellier et Insep. Je connais bien le staff de l’équipe de France, tout s’était bien passé il y a deux ans, et nous pouvions offrir les conditions requises au niveau des installations sportives et de l’hébergement.

Était-ce une manière de rebondir pour le SNVBA, qui a dû quitter la Ligue A à la fin de la saison dernière (*) ?

Il est vrai que Laurent Tillie a un peu hésité, pensant que nous avions d’autres choses à gérer. Mais c’était une occasion de montrer que Saint-Nazaire est encore présent sur cette terre de volley comme au niveau national, que nous étions capables de nous mobiliser pour réaliser un projet de haut-niveau. Nous avons la chance d’avoir une « armée » de bénévoles : 80 personnes ont participé à l’organisation. Nous avions également la volonté de créer un événement pendant le stage, de ne pas nous contenter d’ouvrir les entraînements au public. Avec le staff des Bleus, nous avons trouvé cette solution d’un match interne à l’équipe de France, sur le modèle américain. Nous partions dans l’inconnu au niveau des retombées : un match de gala sans opposition étrangère, ça ne s’était jamais vu en France. Finalement, grâce à la communication autour de l’événement, nous avons fait venir plus de 2000 personnes à la Soucoupe.

photoStNazaire
La Team Yavbou a séjourné à Saint-Nazaire du 15 au 23 septembre, et disputé un match de gala (France « bleus » contre France « blancs ») dans la salle de la Soucoupe le 22.

Comment avez-vous pu prendre en charge cet événement ?

Grâce à nos partenaires privés, à la ville de Saint-Nazaire et à la FFVB. La Fédération nous a fourni le revêtement de sol homologué pour que la salle propose une configuration « Euro » et a financé une partie de l’hébergement au Château des Tourelles, à Pornichet. Nous avons pris en charge la différence via notre partenariat avec cet hôtel, ainsi que le transport entre Pornichet et Saint-Nazaire.

Que vous a apporté l’organisation de ce stage des Bleus ?

Le but premier était de faire partie de l’aventure, de contribuer au succès de l’équipe de France. La plus belle reconnaissance est celle du milieu du volley et du staff, qui souhaiterait revenir à Saint-Nazaire. Ensuite, cela nous a permis de montrer que nous faisions toujours partie du paysage national, et de lancer la saison auprès de nos partenaires.

Si vous deviez recommencer, que souhaiteriez-vous améliorer ?

J’aurais aimé pouvoir anticiper un peu plus. Les deux personnes de la Fédération avec lesquelles nous étions en relation ont fait un travail formidable, mais ils étaient un peu livrés à eux-mêmes et avaient aussi la Ligue mondiale à gérer. En se préparant plus tôt, nous pourrions être plus performants, pour accueillir une délégation étrangère par exemple, et communiquer davantage sur l’équipe de France, mettre en avant la FFVB…

À l’avenir, nous pourrions, pourquoi pas, devenir un camp de base pour d’autres équipes de France…

Un conseil pour les clubs qui voudraient suivre votre exemple ?

Je pense que ce n’est pas donné à tous les clubs. Le statut professionnel, avec notre passé en Ligue A, nous a assuré de bonnes relations et la confiance du staff de l’équipe de France. Mais au-delà de la question du statut du club, nous n’aurions pas pu gérer tout ça sans de nombreux bénévoles volontaires et disponibles.


(*) Le club, qui a vu la subvention de la municipalité réduite de 600 000 à 220 000 € et accusait un déficit de 90 000 €, a dû renoncer à la Ligue A et au monde professionnel pour intégrer le championnat Élite cette saison.

L’équipe du « Nouvel Élan » était présente à Saint-Nazaire et a pu échanger avec des représentants de clubs sur place. Si vous aussi souhaitez faire partager une initiative originale dans votre club, ou si vous avez des suggestions, écrivez-nous à nouvelelanffvb@gmail.com

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