Repenser le modèle économique du volley

Le modèle économique du volley-ball n’est plus compétitif par rapport au handball ou au basket. L’autonomie financière de notre sport et plus particulièrement des clubs évoluera positivement grâce à l’augmentation du nombre de licenciés et plus de partenariats privés.

Notre constat est simple, le modèle économique actuel de la fédération asphyxie les clubs. La FFVB ne peut plus continuer à financer sa structure uniquement sur le dos des clubs. Il n’est plus tenable pour un GSA qui voit ses subventions baisser de plus en plus compte tenu de la conjoncture actuelle, de devoir continuer à payer autant à la fédération et de recevoir si peu en retour pour le soutien à son développement.

Entre la part fédérale de la licence (à laquelle s’ajoute la part des Ligues et des Comités), les droits d’engagements, les amendes, les redevances, les frais de mutation, il ne reste bien souvent que 20% aux clubs sur le montant versé par leurs adhérents. Comment imaginer qu’un club de 100 licenciés qui fait payer sa licence 100€ puisse encore vivre et se développer avec seulement un reliquat de 20€ par personne ? Dans ces conditions, comment payer des déplacements, comment créer et pérenniser des emplois techniques et administratifs, comment financer du nouveau matériel qui permettra d’améliorer les conditions d’accueil et de formation ?

DES AIDES DIRECTES POUR LES CLUBS

Pour toutes ces raisons, nous avons fait le choix dans nos mesures d’urgence de soulager les charges qui pèsent sur les clubs en reversant des aides directes pour les participations en Coupe de France jeunes, la fidélisation des jeunes licenciés, le soutien à la formation des entraîneurs, le remboursement de 1.000 € par club de DEF dans le cadre de l’étude non aboutie de la DNACG. Certes ça ne fera probablement pas une énorme différence dans la balance sur une année, mais cela constitue un début et une démonstration de notre volonté de repositionner les clubs au centre du projet fédéral.

Nous mettons par ailleurs en garde sur tous les arguments de campagne et une analyse « simpliste » consistant à fustiger l’augmentation de la masse salariale de la fédération, à critiquer les orientations budgétaires ou encore à dénoncer l’augmentation de la part sur les licences. Les rapports financiers et les budgets des années précédentes jusqu’à l’exercice 2014 ont tous été adoptés (certes à une courte majorité) par ceux-là mêmes qui les dénoncent aujourd’hui.

RETROUVER UN ÉQUILIBRE

Au risque d’être « technique », en analysant le budget 2014, voici ce que nous constatons:

  • Les charges ont explosé. Effectivement les salaires ont augmenté, du fait du renforcement du staff dans le domaine de la Direction Générale et des finances, mais ceci a été approuvé majoritairement en Assemblée. L’augmentation de la masse salariale était prévue dans les budgets et n’a pas empêché les exercices 2012 et 2013 d’être excédentaires. Si l’on regarde en revanche le budget révisé 2014, la perte d’exploitation de 245 000 euros est essentiellement due à une augmentation des prestations extérieures (sous-traitance de service comme le Marketing et les RP par exemple) pour 90 000 euros et la partie « déplacements, voyages et hébergements » pour 150 000 euros. L’augmentation de ces deux postes représente donc la totalité de la perte estimée.
  • Les produits ont diminué. Cette diminution provient essentiellement de la baisse des dotations de l’État que nul ne pouvait ignorer, et que le budget 2014 prévoyait essentiellement de compenser par une augmentation du poste licence. La budgétisation des produits était relativement irréaliste, puisque presque aucune stratégie de partenariats privés n’a été clairement définie pour venir compenser la diminution de recettes. Il y a donc tout à faire dans ce domaine parallèlement au travail de fond sur l’augmentation des licenciés. À titre d’exemple, une augmentation de 5 000 licenciés, soit en moyenne 15 licenciés supplémentaires par club, rapporterait au minimum 100,000 euros à la FFVB. Nous devons donc recréer les conditions d’attractivité pour nos clubs.

Aujourd’hui, à coût de licence équivalent, nos clubs ne sont absolument plus compétitifs et n’ont plus les moyens de lutter face au handball et au basket.


Retrouvez tous les axes de notre projet ici.

Et notre programme ici.

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